Le mea culpa du patron de Boeing

Dennis Muilenburg, le PDG de Boeing, a reconnu des erreurs dans le déploiement du signal d’alarme censé avertir des dysfonctionnements du système anti-décrochage MCAS. Dans le même temps, l’IATA ne s’attend pas à une remise en service du 737 MAX «avant 10 à 12 semaines».

Nouvelle tuile pour Boeing. Alexandre de Juniac, le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA), a affirmé mercredi qu’il ne s’attendait pas à une remise en service du MAX «avant 10 à 12 semaines», en d’autres termes, pas avant le mois d’août. L’agence fédérale de l’aviation américaine (FAA) avait organisé, la semaine dernière, une réunion consacrée au 737 MAX avec des autorités de l’aviation civile de 33 pays. Faute de consensus, ces régulateurs se sont quittés sans date de retour en service de l’avion. 

Dans certains cas, le versement d’une somme en liquide pourrait être une partie de la solution.

Dennis Muilenburg
PDG de Boeing

Le retour du 737 MAX dans les airs ne sera pas une mince affaire. Boeing n’a d’ailleurs toujours pas soumis le 737 MAX pour certification. Mercredi soir, Dennis Muilenburg, son PDG, a lui-même indiqué aux milieux financiers, à New York, qu’il y avait des dissonances entre les compagnies aériennes dont les programmes d’été, période cruciale pour le secteur, ont été affectés par la crise du 737 MAX. «Certaines voudront reporter la livraison de leurs appareils quand d’autres nous ont dit qu’elles voudraient prendre possession de leurs avions plus tôt que prévu», a-t-il déclaré. 

Il y a eu «des erreurs»

©REUTERS

Dennis Muilenburg, a également reconnu des «erreurs» dans le déploiement du signal d’alarme censé avertir des dysfonctionnements du système anti-décrochage MCAS du 737 MAX. «Nous n’avons pas mis en oeuvre correctement cette fonctionnalité«, a-t-il déclaré lors d’un entretien à la chaîne de télévision CBS diffusé mercredi. Il s’agissait du premier entretien accordé à un média par le dirigeant, dont la gestion de la crise du 737 MAX est critiquée depuis l’accident, le 10 mars, d’un 737 MAX d’Ethiopian ayant fait 157 morts. C’était le deuxième crash d’un appareil de ce type en cinq mois, après celui de Lion Air ayant fait 189 morts le 29 octobre. 

Admettant que la crise est un «moment charnière» dans l’histoire de Boeing, le PDG de la compagnie a indiqué que le constructeur était en discussion pour indemniser les compagnies. «Dans certains cas, le versement d’une somme en liquide pourrait être une partie de la solution», a-t-il avancé, ajoutant que cela se ferait au cas par cas. 

Источник: Lecho.be

Источник: Corruptioner.life

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