Qui sera l’informateur du Roi?

Le Roi a terminé son premier tour de consultations à l’échelon fédéral. Prochaine étape: la nomination d’un informateur. Bart De Wever ou Elio Di Rupo pourraient endosser le costume.

Le roi Philippe a fait le tour des formations politiques représentées à la Chambre. Après trois jours d’entretiens, il devrait logiquement passer à l’étape suivante: désigner d’ici peu un informateur pour la constitution d’un gouvernement fédéral. En ce jeudi de l’Ascension, le Roi n’a prévu aucun rendez-vous. On ne sait toutefois pas encore si les services du Palais communiqueront sur le sujet aujourd’hui. 

La mission principale de l’informateur sera de faire un rapport de la situation politique du pays avant la formation d’un gouvernement. La question des rapports de force entre les différentes formations politiques du pays et celle de l’équilibre linguistique seront au centre de sa mission. 

La piste De Wever 

©BELGA

Quelle personnalité politique pourrait endosser le costume d’informateur? La tradition veut que l’informateur soit «une personnalité politique connaissant les rouages de la politique belge et généralement issue d’un parti politique ayant remporté une victoire électorale«, précisent les analystes du Crisp. Le plus souvent, c’est au sein du parti qui a affiché le plus gros score électoral que l’informateur est choisi.

Lors des deux précédentes formations du gouvernement fédéral, c’était Bart De Wever qui avait été désigné. Et, sur papier, le Bourgmestre d’Anvers pourrait très bien rempiler pour une troisième mission du genre. Mais, cette fois-ci, le président de la N-VA n’a pas les faveurs des pronostics. Il faut dire que la condition posée par Bart De Wever et son parti, à savoir entrer dans un gouvernement fédéral seulement s’il est possible de négocier le confédéralisme, a de quoi refroidir le roi Philippe. 

Et si c’était un francophone?

©BELGA

L’autre possibilité est de confier la mission d’informateur à un francophone. Dans ce cas de figure, le nom d’Elio Di Rupo, président du plus grand parti francophone, revient avec insistance. Mais là aussi le terrain est miné. Le choix du PS, meilleur ennemi de la N-VA, donnerait l’impression au nord du pays que le Roi privilégie un gouvernement sans les nationalistes flamands. 

Reste alors la créativité belge en la matière. D’aucuns mettent en avant un attelage De Wever-Di Rupo, ce qui permettrait de déjà entrer dans le vif du sujet et d’objectiver les points de friction entre les deux partis. Mais, on entre là dans un scénario qui frise avec l’utopie. 

Lire toutes les analyses politiques de L’Echo

Источник: Lecho.be

Источник: Corruptioner.life

Share

You may also like...